L’inclusion commence dans la cour de l’école

Ne pas définir une personne par son handicap, c’est la base. Quand Lise, Valentine et Pauline parlent de leur amitié, des liens qu’elles ont tissés, elles en parlent comme n’importe quelles adolescentes de leur âge. Le handicap est présent, mais il ne prend pas toute la place. Et quand il s’invite dans la conversation, il le fait tout en légèreté, avec une bonne dose d’humour.

“Lise, même si elle a une déficience visuelle, c’est la même personne que si elle n’en avait pas

Il y a quelques jours, les élèves ont repris le chemin de l’école. Imaginez un instant une école où, malgré les obstacles, personne ne se sent exclu. Imaginez une amitié qui a commencé dès les premières années de vie, traversant le primaire et le secondaire, où l’on oublie les différences pour ne voir que la personne : une copine pleine d’humour, une nageuse espoir handisport, une musicienne qui joue de la flûte traversière et du piano. C’est l’histoire de Lise, 14 ans, et de ses deux meilleures amies, Valentine et Pauline.

L’histoire de Lise, Valentine et Pauline nous enseigne une leçon fondamentale : l’inclusion n’est pas qu’un concept abstrait, elle se vit au quotidien. Et quoi de mieux que l’amitié pour la rendre plus concrète et plus forte.

Pour Valentine et Pauline, l’adaptation à la malvoyance de Lise a été rapide et elles sont formelles : “Lise, même si elle a une déficience visuelle, c’est la même personne que si elle n’en avait pas. On rigolerait et on s’entraiderait tout autant.” L’histoire de Lise et de ses amies montre que l’amitié dépasse les différences. Pourtant, la réalité de l’école pour un élève malvoyant est souvent complexe.
Lise nous parle de son accompagnateur, Pierre, qui l’aide pour les cours de mathématiques et de géométrie. Elle le reconnaît : “Si le prof devait gérer ça tout seul, je pense que ce serait plus compliqué”.

Sans un accompagnateur formé pour retranscrire des schémas, sans les milliers de pages de cours transcrites en braille ou en grands caractères, sans le soutien apporté aux enseignants et aux familles, l’école deviendrait un lieu de difficultés, de stress et parfois d’exclusion pour Lise et pour la centaine de jeunes déficients visuels qu’Eqla accompagne chaque année.

Notre mission chez Eqla est de fournir ces soutiens essentiels, mais aussi de créer ces espaces de rencontre et d’échange qui permettent de tisser des liens solides et de faire en sorte que l’histoire de Lise et de ses amies soit possible pour un maximum de jeunes élèves aveugles et malvoyants.


En faisant un don, vous permettez de :

  • Sensibiliser les élèves et les enseignants aux réalités de la déficience visuelle pour favoriser la compréhension, l’entraide et l’amitié, et lutter contre l’exclusion et le rejet.
  • Soutenir des accompagnateurs comme Pierre, indispensables pour garantir aux jeunes un accès à une éducation de qualité dans un parcours scolaire classique.
  • Organiser des activités de loisirs où les jeunes aveugles et malvoyants peuvent faire de nouvelles rencontres et tisser des liens durables.

L’histoire de Lise, Valentine et Pauline nous rappelle que l’amitié n’a pas de barrières, que la différence est une richesse, et que chaque jeune mérite de se sentir accepté, entouré et pleinement à sa place.

En soutenant Eqla, vous offrez à des centaines de jeunes l’espoir de vivre cette même aventure humaine, cette même amitié inconditionnelle, cette même liberté de grandir sans peur. Ensemble, faisons en sorte que plus jamais un jeune déficient visuel ne se sente exclu, que plus jamais un regard ne blesse et que chaque élève, qu’il voie ou non, puisse trouver sa place, ses amis et son bonheur.

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