Comment faire du vélo quand on est aveugle ou malvoyant ?

Le groupe de cycliste en tandem Cyclone-A avant le départ

Si quelques rares sports ont été créés spécifiquement pour les personnes déficientes visuelles, les personnes aveugles et malvoyantes peuvent pratiquer de nombreuses activités sportives, seules ou accompagnées, en club ordinaire ou adapté. Rencontre avec des passionnés de cyclisme qui pratiquent le vélo en tandem. 

Faire du vélo quand on est non- ou malvoyant, c’est a priori impossible. Mais en tandem, c’est une vraie partie de plaisir, et c’est ce que propose Cyclone-A, un club de cyclotourisme pour personnes déficientes visuelles. Fondée en 1987, l’association Cyclone A est la contraction de « Cycle » et de l’« Œuvre Nationale des Aveugles » (ONA, l’ancien nom d’Eqla) avec laquelle elle partage son passé. Si l’association compte une petite dizaine de vélos, ces « petites reines » ne sont pas des vélos classiques, mais des tandems permettant ainsi aux mal et non‑voyants de pédaler en plein air. Tous les mardis soirs et un dimanche par mois, une dizaine de duos de pilotes voyants et de cyclistes avec un handicap visuel enfourchent un tandem. Ils partent en balade sur les cycloroutes ou pistes cyclables depuis leur local bruxellois avec un but : faire pratiquer le vélo aux personnes déficientes visuelles.

Didier, non-voyant, ravi de pouvoir rouler à vélo.

Au-delà des bienfaits pour la santé physique et mentale, le vélo a d’immenses vertus, dont celles de développer l’estime de soi et de contribuer à créer du lien social et de favoriser l’inclusion si on encourage la pratique en mixité (avec des personnes voyantes). Le sport cycliste donne aussi la possibilité d’élargir l’horizon des possibles pour les personnes porteuses d’un handicap visuel. « Quand j’étais plus jeune, je faisais beaucoup de cyclisme, mais lorsque j’ai perdu la vue j’ai cru que je ne pourrai plus jamais remonter à vélo. C’était avant de découvrir le vélo en tandem : en duo non-voyant — voyant. Non seulement, ça permet de se maintenir en forme mais c’est aussi une source de bien-être, puisque le corps sécrète des endorphines, l’hormone du plaisir », explique Didier, non-voyant. Et de poursuivre : « Au début, je n’étais pas très à l’aise sur le tandem. Il y a un temps d’adaptation. Ce sont des codes à avoir avec le pilote, quand on démarre, quand on s’arrête… surtout qu’on ne voit pas. Ce sont des sensations avec lesquelles il faut se familiariser. »

Ruth sur son vélo avant le départ.Comme lui, cela fait quelques années que, malgré sa cécité, Ruth abat des dizaines de kilomètres à vélo. En duo avec Marc, son pilote voyant. « Lui, ce sont mes yeux et ma sécurité, mais c’est moi qui donne le tempo », sourit Ruth. « Les deux pédaliers sont reliés. On ne sait donc pas pédaler l’un sans l’autre. Il faut une belle coordination car si l’équipage ne fonctionne pas, le tandem n’avance pas. » Et il faut l’avouer : du haut de ses 50 ans, Ruth a un sacré coup de pédales qui lui permet de parcourir la Wallonie, la Flandre et la ceinture bruxelloise à grandes enjambées.

Pour les voyants : donner un sens à leur pratique

Comment se pratique ce sport partagé ? « Le tandem, c’est un sport d’équipe. Nous sommes deux à pédaler et donc à fournir un effort. Moi, j’apporte juste la sécurité du guidon. Et à chaque fois qu’on traverse un nouveau paysage ou une route plus difficile à pratiquer, j’essaie d’apporter un maximum de descriptions pour que Ruth puisse se faire une idée des endroits par lesquels nous passons », confie Marc, pilote volontaire.

Marc, pilote pour l'association Cyclone-A.Pour eux, le tandem c’est aussi une activité sociale qui se prolonge dans le temps. « Quand on le pratique régulièrement, le sport partagé comme le tandem a un meilleur pouvoir inclusif que des actions ponctuelles de sensibilisation au handicap, limitées à une journée ou quelques heures. Moi, c’est le sport qui m’a ouvert les yeux sur le quotidien des personnes déficientes visuelles. Nous avons beaucoup de choses à partager », explique Marc. Le sport est aussi pourvoyeur d’autres bienfaits. Il contribue à la construction du schéma corporel et à améliorer la locomotion : « en faisant du sport, les personnes déficientes visuelles deviennent plus autonomes », observe encore Ruth. « Ils acquièrent une meilleure représentation de leur corps dans l’espace, prennent conscience de ce qui les entoure. » C’est également un moyen d’aiguiser les autres sens utiles au quotidien, l’ouïe ou les sensations kinesthésiques, permettant d’améliorer la coordination et le déplacement du corps dans l’espace.

Une activité ouverte à toutes et tous

Si ces sorties sont possibles, c’est grâce au dévouement d’un trio de bénévoles : Jean-Paul Dejaegher, Ruth Previtali et Alain Thonet. Ce passionné de vélo s’occupe aujourd’hui d’acheter les tandems, de les réparer et d’organiser les trios « pilote, copilote, tandem ». Avec une règle : changer les trajets et les duos à chaque sortie pour favoriser les rencontres et les expériences.

Le groupe de vélos tandems sur la route.

Qu’ils filent à travers les champs, le Pajottenland, le Brabant flamand ou les routes wallonnes qui encerclent Bruxelles, les tandems s’adaptent à tous les publics, hommes ou femmes, jeunes ou moins jeunes. Les sorties de Cyclone A ont lieu une fois par semaine les mardis et une fois par mois les dimanches, après la saison hivernale (de fin mars à novembre). Pendant une demi-journée, l’association propose des balades sur les cyclostrades, les Ravels et autres pistes cyclables avec des parcours de 40 à 70 km. Et, bien sûr, avec tout le monde : retraités comme étudiants, hommes comme femmes. « Chaque semaine, c’est un pilote qui choisit l’itinéraire et on se laisse guider On est un peu plus de 10 pilotes et autant de copilotes déficients visuels, mais nous aimerions beaucoup agrandir le nombre de pilotes voyants car la demande est très forte. Il y a de plus en plus de femmes et de jeunes déficients visuels qui aimeraient pratiquer le tandem, explique Jean-Paul Dejaegher, président de Cyclone A. Le seul conseil que je peux donner aux non-voyants qui débutent, c’est d’essayer et d’oser ! » Une petite heure de pratique suffit pour apprivoiser le tandem. La suite, c’est du pur plaisir… en duo !


OÙ PRATIQUER LE VÉLO EN TANDEM ?

Le vélo tandem : où commencer ?

En Belgique, plusieurs clubs et associations proposent aux personnes déficientes visuelles de pratiquer, tout au long de l’année, le tandem soit de façon sportive et en compétition, soit en tant qu’activité de loisirs ou de randonnées.

👉🏻 Voici une sélection de clubs qui s’adressent essentiellement à des personnes de la Région wallonne et bruxelloise :

  • À Bruxelles :
    ASBL Cyclone A
    www.cyclone-a.be
    📧 par mail : inscriptionpilotes@cyclone-a.be
    ☎️ par téléphone au 02/608 32 61 ou au 0472 59 26 27

    ➡️ L’asbl Cyclone A organise chaque mois des sorties à vélo tandem (environ 70 km A/R) les dimanche et les mardi soir (sorties plus sportives).

    En ce moment, l’association recherche de nouveaux pilotes voyants, jeunes et moins jeunes, pour rouler en tandem.

  • En Wallonie :
    ASBL Cyclocœur
    www.cyclocoeur.be
    📧 par mail : inscription@cyclocoeur.be
    ☎️ par téléphone au 0473 81 39 23

    ASBL Tand’Aime
    📧 par mail : asbl.tandaime@gmail.com
    ☎️ par téléphone au 0496 10 18 76

Série d’été 4/4 : apprendre le piano quand on est malvoyant


Walid est malvoyant,
mais quand il joue du piano,
ça ne se voit pas.

Qu’elle soit classique, jazz, rock ou de variété, la musique remplit les vies, nourrit les âmes et suscite les passions. Comment apprendre et faire de la musique quand on a un handicap visuel ? Rencontre avec Walid Barakat, pianiste professionnel et salarié de l’asbl Eqla.

Malvoyant de naissance, Walid a longtemps été pianiste professionnel. Mais dans son pays d’origine, la Syrie, il n’y a jamais eu d’académie de musique. Il a donc appris à en jouer seul… D’ailleurs, en Syrie le piano est encore considéré comme un instrument « exotique ». Rares sont celles et ceux – voyants ou malvoyants – qui en jouent. « J’ai découvert le piano en regardant des documentaires. Adolescent, c’est comme ça que j’ai eu accès à la musique classique. J’ai d’abord appris à en jouer seul, à l’oreille, sur un tout petit clavier. Puis un jour, je me suis décidé à passer une audition au Conservatoire. C’est là que j’ai réellement appris à déchiffrer la musique et à élargir mon répertoire. »

Mettre le handicap en sourdine

À force de mémoriser des partitions et de perfectionner sa technique, Walid décide d’en faire son métier. « J’ai réalisé très tôt, dès mon enfance, qu’il serait difficile de trouver un travail en tant que malvoyant… Mais je me suis dit que la musique, on l’écoute. On ne la voit pas. C’est donc le domaine idéal pour moi. » En mettant son handicap visuel en sourdine, Walid réalise qu’il peut avoir accès à d’autres sensations. À travers la musique, c’est toute sa sensibilité qui se dévoile. « Quand on dépasse les blocages, on a des bouleversements intérieurs et on peut faire des choses incroyables. Je pense que la force de la musique, c’est de pouvoir transmettre des choses bien au-delà des mots. La musique, c’est tout ce qui est beau. » 

Comme un médicament

Aujourd’hui, s’il donne parfois des cours de piano à des voyants, c’est sur un clavier d’ordinateur que Walid exerce ses talents puisqu’il est devenu spécialiste en accessibilité numérique auprès de l’agence Accessia de l’association Eqla. « Le piano me rappelle que pour réussir quelque chose, il faut toujours être motivé. Le talent, ça ne tombe pas du ciel. Il faut beaucoup s’exercer. Mais quand je joue du piano, c’est comme un médicament. Le piano, c’est ma vie. »

➡️ Découvrez le parcours de Walid et d’autres témoignages dans le nouveau numéro de la revue Vers La Lumière disponible sous ce lien.


POUR ALLER PLUS LOIN

👉🏻 Voir ma musique asbl
L’école de musique pour aveugles et malvoyants, créée par Mireille Vervoort, organise une journée portes ouvertes le 3 septembre prochain, à 15h30, à Woluwe-Saint-Pierre. L’occasion de découvrir le braille musical et les cours de musique adaptés aux personnes porteuses d’un handicap visuel.

📍Où ?
Centre communautaire du chant d’oiseau
Avenue du chant d’oiseau, 40
1150 Woluwe-Saint-Pierre

Infos & inscriptions :
☎️ par téléphone au 0470/92 09 77
📧 ou par mail via voirmamusique@gmail.com

Vous pouvez aussi consulter le site https://voirmamusique.be/ qui reprend l’agenda des stages et activités de l’académie.


UNE COLLECTION MUSICALE EN BRAILLE CHEZ EQLA

Découvrez notre collection de partitions en braille musical

Le braille ne permet pas seulement de lire et de compter, mais aussi de déchiffrer des partitions de musique. Comme le braille littéraire, le braille musical se lit par le toucher.

Depuis de nombreuses années, la bibliothèque spécialisée d’Eqla dispose d’une incroyable collection de partitions en braille. Cette collection comprend environ 600 documents, principalement des partitions solistes pour organistes et pianistes de tous niveaux, et des méthodes d’apprentissages pour débutants.

À l’heure actuelle, seule une petite partie du fonds a été répertoriée. Elle n’est pas encore accessible en ligne mais peut être consultée à la bibliothèque. Musicien amateur ou professionnel, passionné de musique ou simple curieux, n’hésitez pas à prendre rendez-vous pour découvrir ce fonds caché !

👉🏻 VOUS SOUHAITEZ PLUS D’INFOS ?
Nos bibliothécaires sont à votre disposition :
📧 par mail via bibliotheque@eqla.be
☎️ par téléphone au 02/241 65 68

Série d’été 3/4 : un orchestre avec des musiciens non-voyants

Témoignage : un chef d'orchestre avec des musiciens non-voyants

Qu’elle soit classique, jazz, rock ou de variété, la musique remplit les vies, nourrit les âmes et suscite les passions. Comment apprendre et faire de la musique quand on a un handicap visuel ? Rencontre avec des membres du British Paraorchestra, le premier orchestre au monde à intégrer des musiciens aveugles.

Partout dans le monde, des gens font de la musique sous une forme ou une autre, mais pour les non- ou malvoyants, le langage musical est quelque peu brouillé dès le départ. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le British Paraorchestra est le seul ensemble de grande envergure au monde destiné aux musiciens professionnels en situation de handicap. Il y a quelques années, cette institution a franchi un cap d’inclusivité qu’aucun orchestre au monde n’avait osé avant lui. « La plupart des musiciens lisent la musique et suivent le chef d’orchestre des yeux, mais les musiciens aveugles et malvoyants doivent non seulement mémoriser les partitions, mais aussi trouver un moyen non visuel de recevoir des indications du chef d’orchestre. Lorsque le chef d’orchestre lève sa baguette pour indiquer le début du morceau ou un changement de tempo, les musiciens aveugles « sentent » l’emballement en écoutant, par exemple, la respiration ou le mouvement de la personne à côté d’eux. Mais c’est assez contraignant. Si vous êtes dans un grand orchestre et que vous êtes à des kilomètres du chef d’orchestre, il vous sera très, très difficile de capter cette information. C’est pourquoi il existe si peu d’orchestres avec des musiciens déficients visuels », explique Laura Evans, porte-parole du British Paraorchestra.

Une baguette haptique pour guider les musiciens

Pour pallier cet obstacle, l’ensemble a mis au point un outil inclusif : la « baguette haptique ».

La baguette haptique, un nouveau dispositif d'inclusion musicale.

De quoi s’agit-il ?

Inventée par Rolf Gehlhaar, un compositeur américain et chercheur en technologie d’assistance, et développée avec Charles Matthews, un technologue créatif, la baguette haptique est un système de direction d’orchestre sans fil qui vise à faire tomber les barrières. Ce nouveau dispositif est équipé d’un capteur de mouvements qui analyse en temps réel la vitesse, l’angle, l’attaque et le balancement de la main du chef d’orchestre. Une micropuce transmet ces signaux à des bracelets connectés portés au poignet ou à la cheville des musiciens, en communiquant les mouvements précis du chef d’orchestre. Les musiciens déficients visuels ressentent alors l’expression et la synchronisation du chef d’orchestre, comme s’ils voyait la baguette elle-même. « Les appareils récepteurs traduisent les signaux en vibrations, ce qui permet aux musiciens de suivre le chef d’orchestre », explique Laura Evans.

Le compositeur et chef d'orchestre Sud-Coréen Kim-Li, lors de la première mondiale avec la baguette haptique.

Se connecter aux mouvements du chef d’orchestre

Pour sa première mondiale avec cette technologie, l’ensemble Paraorchestra a interprété la Cinquième Symphonie de Beethoven ainsi qu’une nouvelle pièce d’un compositeur sud-coréen. « Cette technologie vous connecte littéralement aux mouvements du chef d’orchestre, ce qui est très excitant. Elle émule ce que voit un musicien voyant », explique le chef d’orchestre Charles Hazlewood, qui a testé avec succès la baguette haptique avec une douzaine de musiciens aveugles et malvoyants. « Les vibrations et le bourdonnement de la baguette haptique produisent une sensation à laquelle nous pouvons réagir spontanément. Tout d’un coup, on se retrouve dans un univers musical libérateur, connectés comme une seule unité, plutôt que de devoir affronter les obstacles rythmiques… », confie Rachel Starritt, pianiste malvoyante.

La baguette haptique réussira-t-elle à convaincre d’autres orchestres classiques ? Au 21e siècle, ne parlons plus de handicap. Parlons de solutions.

Vous souhaitez en savoir plus sur la baguette haptique ?

➡️ Découvrez le reportage que la BBC a réalisé sur Kyungho Jeon, un percussionniste virtuose aveugle, ci-dessous :


UNE COLLECTION MUSICALE EN BRAILLE CHEZ EQLA

Découvrez notre collection de partitions en braille musical

Le braille ne permet pas seulement de lire et de compter, mais aussi de déchiffrer des partitions de musique. Comme le braille littéraire, le braille musical se lit par le toucher.

Depuis de nombreuses années, la bibliothèque spécialisée d’Eqla dispose d’une incroyable collection de partitions en braille. Cette collection comprend environ 600 documents, principalement des partitions solistes pour organistes et pianistes de tous niveaux, et des méthodes d’apprentissages pour débutants.

À l’heure actuelle, seule une petite partie du fonds a été répertoriée. Elle n’est pas encore accessible en ligne mais peut être consultée à la bibliothèque. Musicien amateur ou professionnel, passionné de musique ou simple curieux, n’hésitez pas à prendre rendez-vous pour découvrir ce fonds caché !

👉🏻 VOUS SOUHAITEZ PLUS D’INFOS ?
Nos bibliothécaires sont à votre disposition :
📧 par mail via bibliotheque@eqla.be
☎️ par téléphone au 02/241 65 68

La Musique Royale de la Marine donnera un concert au profit d’Eqla

Le 3 octobre 2023 : un concert pour soutenir Eqla.

Le 3 octobre 2023, le Commandement Militaire de la Région Bruxelles Capitale organise un concert caritatif au profit d’Eqla. Cet événement, suivi d’une réception VIP, se tiendra au Théâtre Wolubilis. Comment vous inscrire ?

Le 3 octobre prochain, Eqla sera à l’honneur d’une soirée organisée par le Commandement Militaire de la Région Bruxelles Capitale en collaboration avec la Commune de Woluwe-Saint-Lambert. À l’occasion de cette parenthèse musicale, une trentaine de musiciens de la force navale belge en tenue de gala proposera un concert sous la direction du Maître principal-chef, le chef d’orchestre Bjorn Verschoore.

Lors de cette soirée, la Musique Royale de la Marine nous proposera un spectacle « Stars in Heaven » avec de nombreux mélanges de styles musicaux, allant de Glenn Miller à des succès plus modernes.

Ce concert s’annonce unique. Les bénéfices de cette soirée seront reversés à deux associations, dont Eqla. Alors, si vous souhaitez profiter de cette soirée en bonne compagnie, n’hésitez pas à réserver vos places et à nous rejoindre le 3 octobre prochain au Wolubilis !

Un orchestre reconnu à l’international

Créée en 1947 et renommé « Musique Royale de la Marine belge » en 1995, le Royal Band of the Belgian Navy s’est affirmé comme un des meilleurs orchestres militaires de renommée internationale. Depuis 2010, son chef d’orchestre Bjorn Verschoore dirige ses musiciens à travers différents types de représentations telles que des concerts, des cérémonies et parades militaires, et des enregistrements CD, radio et télévision.

La formation actuelle compte 36 musiciens professionnels. Elle se distingue notamment par la variété de ses différents répertoires rock, pop et jazz. De grands noms de la scène musicale s’y sont associé, parmi lesquels Johnny Logan, Tutu Puoane, Paquito D’Rivera, Belle Perez ou encore Ozark Henry… avec des compositions et arrangements écrits sur mesure.

Infos & réservations

📅 Quand ?

Le 3 octobre à 20h00.

📌 Où ?

Au Wolubilis
Cours Paul-Henri Spaak, 1
1200 Bruxelles

📌 Réservations en ligne

via https://tinyurl.com/concertcaritatif

Venez nombreux ! Ça va swinguer 🎺🥁

Eqla recherche un·e Job Coach (H/F/X)

Depuis 1922, l’association Eqla agit au quotidien avec et pour les personnes aveugles et malvoyantes. Grâce à différents services de proximité, Eqla favorise leur inclusion dans la société en construisant avec elles des solutions d’autonomie et d’épanouissement, dans le cadre d’un accompagnement global et personnalisé.

Eqla, c’est une équipe de 45 personnes, réparties sur toute la Fédération Wallonie-Bruxelles (en plus de son siège à Bruxelles, Eqla dispose d’antennes dans les provinces du Brabant wallon, Hainaut, Namur et Luxembourg).

Nous sélectionnons nos collaborateurs/trices sur base de leurs compétences. Nous ne faisons pas de distinction de handicap, d’âge, d’orientation sexuelle, de couleur de peau, de croyance, de conviction philosophique ou de nationalité.

Eqla recrute un Job Coach (H/F/X), à temps partiel

En vue de développer son activité auprès des personnes aveugles et malvoyantes, Eqla recherche actuellement un job coach à temps partiel.

VOTRE FONCTION :

Assurer le suivi optimal de personnes déficientes visuelles et les accompagner dans leur parcours de (ré)insertion professionnelle.

En tant que Job Coach, vous serez amené à :

  • Guider la réalisation de démarches de recherche d’emploi (rédaction d’un CV, d’une lettre de motivation, préparation d’entretiens d’embauche…) ;
  • Orienter la personne vers des stages en entreprise visant à faire tomber les a priori des employeurs face aux travailleurs en situation de handicap visuel ;
  • Guider et soutenir les démarches administratives de la personne vis-à-vis des autorités compétentes en matière d’emploi ;
  • Sensibiliser les employeurs à la déficience visuelle, éventuellement avec le concours du service Formation et Sensibilisation d’Eqla ;
  • Faciliter l’adaptation du poste de travail, avec l’aide des ergothérapeutes de l’équipe d’accompagnement d’Eqla ;
  • Accompagner la personne durant les premiers mois de l’obtention d’un nouvel emploi pour s’assurer d’une bonne intégration professionnelle et de la juste adaptation des conditions de travail en regard du handicap rencontré.

Pour assurer ces missions, vous devrez :

  • Vous rendre au domicile ou lieu de vie principal de la personne déficiente visuelle et étudier sa demande, clarifier les possibilités d’emploi, leur cohérence en fonction du handicap ;
  • Prendre contact et développer une collaboration pro-active avec les employeurs, les lieux de stages, les éventuels intervenants extérieurs (famille, services sociaux…) ;
  • Assurer la gestion et la coordination du projet de mise à l’emploi ;
  • Organiser vos journées de manière optimale en tenant compte de la date de la demande, de l’urgence, du lieu de domicile afin de limiter les déplacements entre les différentes antennes de l’association ;
  • Rédiger des rapports de visite et tous les autres documents administratifs nécessaires ;
  • Assurer les tâches administratives liées à la gestion du dossier et aux besoins du service de job coaching ;
  • Participer aux réunions pluridisciplinaires du service d’accompagnement.

VOTRE PROFIL

Compétences et qualifications :

    • Vous possédez au minimum un baccalauréat à orientation sociale ;
    • Vous possédez une expérience probante dans le domaine du coaching professionnel ;
    • Vous disposez d’une bonne connaissance du monde de l’entreprise et bien sûr des dispositifs d’appui à l’emploi des personnes handicapées ;
    • Vous êtes prêt à vous former pour compléter vos compétences ;
    • Impérativement, vous possédez votre permis B et disposez d’une voiture (déplacements fréquents sur la Wallonie).

De plus,

    • Vous possédez de bonnes connaissances dans le domaine du handicap, l’expérience en lien avec la déficience visuelle représentant un atout ;
    • Vous êtes ouvert à l’utilisation de nouvelles technologies ;
    • Vous faites preuve d’une grande capacité d’organisation et êtes capable de travailler de manière autonome ;
    • Vous êtes motivé(e), curieux(se), dynamique, pro-actif(ve) ;
    • Vous faites preuve d’empathie et d’ouverture d’esprit ;
    • Vous êtes orienté vers la satisfaction de la personne handicapée et possédez une réelle qualité de contact ;
    • Vous disposez de qualités pédagogiques et gérer un groupe restreint de personnes ne vous fait pas peur ;
    • Vous maîtrisez les outils informatiques courants (Word, Excel, Outlook) ;
    • Vous êtes capable de gérer administrativement un dossier et faites preuve d’une capacité rédactionnelle et orthographique sans failles ;
    • Vous accordez de l’importance au secret professionnel..

Conditions de l’offre :

  • Le poste à pourvoir s’effectuera dans les provinces du Hainaut et du Brabant Wallon ;
  • Contrats à durée déterminée cumulables jusqu’au 31/12/2024 (le renouvellement du contrat en CDI est soumis à la pérennisation du projet par les autorités compétentes) ;
  • Temps partiel (28 h 50 / semaine) ;
  • Cadre de travail dynamique, orienté vers le travail en équipe ;
  • Challenge passionnant dans une association en constante évolution ;
  • Formation à la déficience visuelle à l’arrivée ;
  • Barème CP 319 .02 ;
  • Chèques repas.

Vous vous reconnaissez dans ce profil ?

Envoyez au plus vite votre lettre de motivation et CV par mail à murielle.konen@eqla.be.
Date limite de remise des candidatures : 14/08/2023.
Entrée en fonction dès que possible.

Série d’été 2/4 : faire du hip-hop quand on est aveugle

Témoignage : Jean-Christian, rappeur non-voyant


Jean-Christian est non-voyant,
mais quand il fait du hip-hop,
ça ne se voit pas.

Qu’elle soit classique, jazz, rock ou de variété, la musique remplit les vies, nourrit les âmes et suscite les passions. Comment apprendre et faire de la musique quand on a un handicap visuel ? Rencontre avec Jean-Christian, 19 ans, musicien et rappeur autodidacte.

Devenu pratiquement aveugle suite à un choc aux antibiotiques, Jean-Christian est un musicien autodidacte. Depuis ses 16 ans, il est passionné de musique, de hip-hop et de chant. « Le rythme et le son ont toujours été présents dans ma vie. Quand je vivais au Cameroun, j’écoutais beaucoup de chansons françaises, mais c’est mon frère qui m’a initié à la musique traditionnelle de mon pays. » Et de confier, très humble : « J’ai toujours beaucoup aimé danser, mais en tant que non-voyant, c’est la musique qui me permet le plus d’extérioriser mes émotions. Un jour, je me suis mis à écrire des paroles, puis à les rapper. Je ne m’y attendais pas, mais en partageant mes morceaux sur les réseaux sociaux, ça a commencé à susciter pas mal d’intérêt parmi les élèves de la classe. Et même au-delà. Puis un jour, j’ai osé franchir le pas et j’ai commencé à rapper devant un vrai public. Je me rends compte que c’est sur scène que j’arrive à faire passer le plus d’émotions et que je prends le plus de plaisir. C’est tellement fort comme sensation. »

Son objectif : enregistrer un album

En attente d’une série d’opérations qui devraient lui redonner partiellement la vue, Jean-Christian ne baisse pas les bras. Il s’est mis au piano « en suivant des cours sur Youtube » et s’est inscrit à des cours de solfège, à l’Académie. Avec une idée qu’il tient en tenaille : faire un disque. Un vrai. « Le solfège, ça a été un électrochoc et c’est en train de changer ma vie. Non seulement, j’ai appris à poser ma voix et à chanter enfin correctement, mais l’apprentissage des partitions m’a surtout permis d’affûter ma musicalité. Aujourd’hui, quand je compose un morceau de rap, je me préoccupe d’abord de l’harmonie et seulement après du texte et du flow. » Ses copains n’en reviennent pas : le voilà devenu un rappeur… Et un bon !

Vous souhaitez découvrir la musique de Jean-Christian ?

🎧 Écoutez le morceau “Pour le meilleur et le pire” (enregistrement live), par JCToy, en cliquant ci-dessous ⤵️

 


POUR ALLER PLUS LOIN

👉🏻 Des applis pour apprendre la musique Au-delà du braille musical et des leçons « à l’oreille », la technologie vient de plus en plus souvent au secours des apprentis musiciens grâce à des applications qui aident les personnes aveugles ou malvoyantes à apprendre et à faire de la musique à tout moment et en tout lieu.

➡️ Voici une sélection d’applications pour s’initier à la musique :

  • Talking Tuner est une application IOS qui vous indique si votre instrument est accordé ou non, sans que vous ayez à le regarder ou à toucher l’écran. Lorsque l’interrupteur « Auto-speak » est activé, Talking Tuner écoute une note jouée et, à la fin du son, prononce le nom de la note de musique et le degré de dièse ou de bémol estimé de la note. Talking Tuner utilise la synthèse vocale et fonctionne avec ou sans l’activation de la fonction Voiceover.
  • Samsung Audio Acordes (Chords) est une application Android gratuite qui apprend aux personnes déficientes visuelles à jouer de la guitare de manière pratique et intuitive. L’application offre aux débutants un dictionnaire audio qui leur apprend à jouer des accords et peut également indiquer aux utilisateurs quand jouer tel ou tel accord au fur et à mesure de la progression d’une chanson. L’application est particulièrement utile car elle élimine certains obstacles tels que la nécessité de savoir lire le braille ou d’arrêter de jouer pour lire la musique.

Eqlazine #8 – Été 2023

Le nouveau numéro de L’Eqlazine vient de sortir.

L’Eqlazine est le magazine trimestriel d’Eqla, destiné à tous les acteurs du handicap visuel… et à toutes celles et ceux qui soutiennent notre action !

🥇 Au menu de ce huitième numéro (Été 2023) :
✔️ Les formations d’Eqla ;
✔️ Visite chez l’orthoptiste ;
✔️ Le témoignage d’Indi, membre d’Eqla ;
✔️ Comment soutenir nos actions pour une école plus inclusive ;
✔️ Le quotidien de Sarah, bibliothécaire et animatrice.

Bonne lecture !

Découvrez ce numéro en PDF sur notre site !

Série d’été 1/4 : jouer du violon quand on est malvoyante

Témoignage : Mireille, violoniste malvoyante


Mireille est malvoyante,
mais quand elle joue du violon,
ça ne se voit pas.

Qu’elle soit classique, jazz, rock ou de variété, la musique remplit les vies, nourrit les âmes et suscite les passions. Comment apprendre et faire de la musique quand on a un handicap visuel ? Rencontre avec Mireille Vervoort, violoniste et fondatrice de l’asbl « Voir ma musique ».

Partout dans le monde, des gens font de la musique sous une forme ou une autre, mais pour les non- ou malvoyants, le langage universel de l’humanité est un peu brouillé dès le départ. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. L’apprentissage du solfège grâce au braille musical remplace doucement les leçons « à l’oreille ». « En temps normal, l’apprentissage de la musique fait autant appel à l’ouïe qu’à la vue. Il faut être capable de déchiffrer les partitions, de jouer juste, de suivre le tempo imposé. Mais quand vous n’avez pas la vue, comment faites-vous ? Fermez les yeux et essayez d’apprendre à jouer un nouveau morceau en touchant une partition imprimée en relief, en braille musical. Vous voilà face aux défis que rencontrent les musiciens aveugles et malvoyants », explique d’emblée Mireille Vervoort, professeure de violon et fondatrice de l’école « Voir ma musique ». La première académie de musique en Europe destinée aux personnes déficientes visuelles.

Le défi du braille musical

Pour qu’une œuvre musicale puisse être interprétée le plus fidèlement possible, les partitions nous donnent des indications relatives aux notes, accords, tons, pauses, rythme et harmonies. « Le défi du braille musical est de permettre au musicien d’accéder à toutes ces informations et à toutes les nuances nécessaires par le toucher, explique Mireille Vervoort. Et ça fonctionne : une note est transcrite en treize caractères braille. Mais il y a aussi des caractères pour indiquer la clé de sol, une indication de durée, la hauteur de la note, la nuance, les altérations… C’est un système complet qui demande, certes, un certain temps d’apprentissage. Mais cet apprentissage de l’ensemble des notions, libère ensuite le musicien et le laisse se consacrer pleinement à la technique de son instrument, à son expression. »

De la guitare au violon

Ayant d’abord appris à jouer de la guitare, ensuite de la flûte traversière, Mireille a appris bien plus tard à jouer du violon. Par défi. Vers l’âge de 36 ans. « Quand je suis rentrée à l’académie, on m’a dit que ce serait soit le piano, soit la guitare car, avec mon handicap visuel, je ne pourrai jamais suivre les indications du chef d’orchestre. C’était un peu ‘prends un de ces instruments et file dans ta chambre !’ », se souvient Mireille. Elle a pourtant persévéré et appris la flûte traversière, ensuite le violon. « J’aurais voulu en faire mon métier, mais on m’a fermé les portes du Conservatoire. J’ai essayé d’entrer dans un orchestre, mais là aussi on reste des ‘handicapés’. Tant qu’on aura cette vision du handicap visuel, on ne pourra pas avancer. C’est à nous de prouver que, même si nous sommes différents, nous sommes égaux en musique et tout à fait capables d’apprendre comme les autres », torpille Mireille Vervoort.

➡️ Découvrez le parcours de Mireille, le “braille musical” et d’autres témoignages dans le nouveau numéro de la revue Vers La Lumière disponible sous ce lien.


UNE COLLECTION MUSICALE EN BRAILLE CHEZ EQLA

Découvrez notre collection de partitions en braille musical

Le braille ne permet pas seulement de lire et de compter, mais aussi de déchiffrer des partitions de musique. Comme le braille littéraire, le braille musical se lit par le toucher.

Depuis de nombreuses années, la bibliothèque spécialisée d’Eqla dispose d’une incroyable collection de partitions en braille. Cette collection comprend environ 600 documents, principalement des partitions solistes pour organistes et pianistes de tous niveaux, et des méthodes d’apprentissages pour débutants.

À l’heure actuelle, seule une petite partie du fonds a été répertoriée. Elle n’est pas encore accessible en ligne mais peut être consultée à la bibliothèque. Musicien amateur ou professionnel, passionné de musique ou simple curieux, n’hésitez pas à prendre rendez-vous pour découvrir ce fonds caché !

👉🏻 VOUS SOUHAITEZ PLUS D’INFOS ?
Nos bibliothécaires sont à votre disposition :
📧 par mail via bibliotheque@eqla.be
☎️ par téléphone au 02/241 65 68


POUR ALLER PLUS LOIN

👉🏻 Voir ma musique asbl
L’école de musique pour aveugles et malvoyants, créée par Mireille Vervoort, organise des cours réguliers à Bruxelles et à Wavre. En été et durant les congés scolaires, plusieurs stages de braille musical, de guitare et de piano sont organisés pour les petits et les grands.

Infos & inscriptions :
☎️ par téléphone au 0470/92 09 77
📧 ou par mail via voirmamusique@gmail.com

Vous pouvez aussi consulter le site https://voirmamusique.be/ qui reprend l’agenda des stages et activités de l’académie.

Soutenir Eqla en faisant vos courses

Soutenir Eqla en faisant vos courses avec Trooper

👉🏼 Saviez-vous que vous pouvez soutenir les actions qu’Eqla réalise pour les personnes déficientes visuelles en faisant vos achats en ligne ? C’est possible grâce à Trooper, une plateforme belge d’enseignes engagées. 

Il suffit de vous rendre sur le site www.trooper.be/eqla et de cliquer sur l’une des 1000 enseignes qui s’engagent à reverser une commission issue de vos achats.

Grâce à votre clic, Trooper reverse environ 5 % du montant de votre achat à Eqla. Et ce, sans que cela ne vous coûte un centime de plus.

De quoi s’agit-il ?

Créée en 2016, cette plateforme permet de lever des fonds via un réseau d’enseignes engagées. Concrètement, Trooper perçoit auprès des commerçants une commission de 2 à 7 % de la somme que vous dépensez. 75 % vont aux associations, 25 % à la plateforme pour ses frais de fonctionnement. Après chaque achat, vous pouvez vérifier quelle part de votre argent va à l’association de votre choix.

Quelles enseignes y participent ?

À ce jour, Trooper compte plus de 1000 boutiques partenaires, parmi lesquelles A.S. Adventure, Booking.com, Coolblue, Decathlon, Delhaize, Farmaline, Fnac, Hema, Lidl, Vandenborre, Zalando… et beaucoup d’autres.

Comment l’utiliser ?

➡️ Voici l’explication en 4 étapes :

  1. Rendez-vous sur www.trooper.be/eqla.be.
  2. Recherchez la boutique en ligne où vous voulez faire vos achats.
  3. Laissez vos coordonnées dans la fenêtre pop-up pour savoir combien votre achat rapportera à Eqla, puis faites vos achats comme d’habitude. Cela ne vous coûtera rien.
  4. La boutique nous soutient en nous reversant un pourcentage de votre achat.

👉🏼 Certaines enseignes comme Delhaize permettent aussi de convertir en don (via l’appli) les points bonus que vous accumulez avec votre carte de fidélité, au profit d’Eqla.

Faites le test. C’est simple, malin et solidaire !

Vers La Lumière 425

Le nouveau numéro du Vers La Lumière vient de sortir.

Découvrez ce numéro en PDF sur notre site, et retrouvez directement toutes les activités dans l’agenda en ligne !

Si vous souhaitez recevoir le Vers La Lumière en papier, en braille, en CD, en DAISY ou par mail (en word ou PDF), contactez-nous !